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HCR, Sida et la Fondation Grameen Crédit Agricole ensemble pour l’inclusion financière des réfugiés

Septembre 2018 (France) – La Fondation Grameen Crédit Agricole, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et l’Agence Suédoise de Coopération au Développement International (Sida) rejoignent leurs forces pour développer un programme promouvant l’accès au crédit pour les réfugiés et les communautés d’accueil. Une première étude a été menée par Microfinanza en Ouganda et en Jordanie. Le programme pourrait se déployer dans d’autres pays dans une seconde phase.

 

Un programme d’inclusion financière pour les réfugiés

Etant souvent perçus comme une clientèle trop risquée, les réfugiés sont généralement peu ou pas servis par les prestataires de services financiers. Les besoins de ces populations sont pourtant significatifs et l’accès au financement d’activités génératrices de revenus peut contribuer à leur inclusion sociale. Afin de faire face à cette problématique, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l’Agence Suédoise de Coopération et la Fondation Grameen Crédit Agricole travaillent ensemble à la préparation d’un programme d’accès au crédit pour les réfugiés et les communautés d’accueil. La première phase d’étude préalable vient d’être achevée.

La Fondation Grameen Crédit Agricole a été sélectionnée pour gérer l’assistance technique et appuyer ses institutions de microfinance partenaires à développer une offre de produits et services adaptés aux populations réfugiées. Sous la coordination de la Fondation, des missions de terrain ont été menées par l’entreprise Microfinanza pour évaluer les besoins des réfugiés en matière de services financiers et non-financiers en Ouganda et en Jordanie, les deux premiers pays du programme.

 

Une première évaluation en Ouganda et en Jordanie

En Ouganda, malgré une politique d’accueil des réfugiés bien structurée et favorable à leur l’intégration, des opportunités d’emploi sont limitées. Environ 1,5 million de réfugiés vivent aujourd’hui dans le pays et se concentrent majoritairement en zone rurale, où les difficultés d’insertion professionnelle et d’accès à des financements sont encore plus significatives.

En Jordanie, 750 000 réfugiés sont actuellement enregistrés. A cause d’obstacles règlementaires, cette population reste néanmoins majoritairement exclue du marché du travail. En parallèle, le secteur de la microfinance locale, encore très jeune, ne dispose pas des ressources nécessaires pour élargir l’éventail d’actions développées en faveur des groupes de réfugiés.

C’est dans ces contextes que la première étude du programme a été réalisée. Au-delà de l’évaluation des besoins financiers des réfugiés, l’étude a établi des pistes de travail pour mieux y répondre. Les résultats de cette première évaluation seront présentés fin septembre à Paris lors d’une conférence de presse organisée par les partenaires du programme. La seconde étape du programme visera à développer, via du financement et de l’assistance technique, l’offre en faveur des réfugiés proposée par les institutions de microfinance partenaires de la Fondation Grameen Crédit Agricole.